



Le Parc Naturel du Vexin Français, créé en 1995, fédère 79 communes de la partie ouest du Val d’Oise auxquelles il convient d’ajouter 20 communes du nord des Yvelines. Il n’intègre pas la totalité des communes de l’ancienne province de France. Sa superficie de 71000ha et ses 78000 habitants font de ce PNR, le plus grand des 4 parcs d’Ile de France mais un petit parc à l’échelle des 45 parcs naturels de France. Auvers-sur-Oise et Magny En Vexin en sont les deux villes les plus peuplées avec respectivement 6900 et 5500 habitants. Le reste du territoire est en fait très rural puisqu’il est composé essentiellement de villages comptant moins de 1000 habitants. Cette ruralité s’explique par le fait que le Vexin Français est un plateau calcaire limoneux propice à la culture céréalière d’autant plus que sa proximité de Paris en fera dès le Moyen Age le « Grenier à céréales de Paris ». Le commerce était organisé grâce aux nombreuses voies de communication par la Seine notamment. Son climat tempéré ouvert aux influences océaniques et continentales et son hydrographie importante sont des éléments également favorables à l’agriculture. L’agriculture occupe plus de 70% du territoire du Parc avec une surface utile de 41000 ha pour près de 400 exploitations. La production est principalement céréalière, oléagineuse, protéagineuse et betteravière. Nous trouvons donc les grandes étendues céréalières sur le plateau, l’élevage et une agriculture plus diversifiée sur les buttes, et le maraîchage et l’arboriculture dans les vallées. Elle est donc un élément essentiel dans la composition du paysage vexinois. Un peu d’histoire ! Les agriculteurs du néolithique ont laissé leurs premières traces dans le Vexin Français, environ 5000 ans avant JC. Dès le second siècle avant JC, la surface de l’agro pastorale prévaut sur celle des forêts, les archéologues parlent alors d’openfield. Un siècle avant JC, les habitants ruraux romains s’installent. L’agriculture vexinoise connaitra les aléas de l’histoire tout au long des siècles. Le 15ième siècle verra les campagnes désertées après la chute de l’Empire, sa récession et sa misère, se repeuplées et la production agricole s’accroit de fait. Le 16ième siècle voit un grand nombre de fermes s’implanter bien que les fermes seigneuriales eussent été bâties dès le Moyen Age (telle que La Laire à Bréançon). La majorité date cependant du 18ième siècle. Le 19ième et 20ième siècle seront les siècles du remaniement des bâtiments afin de les adapter aux nouveaux besoins des agriculteurs face à la modernisation.
Le 21ième siècle se pose la question du devenir de ce bâti agricole qui ne répond plus aux attentes des professionnels de l’agriculture et qui tombe en désuétude.
Plantons le décor du patrimoine bâti agricole !
Le territoire d’openfield a façonné différents types de richesses patrimoniales. En effet, le Vexin Français voit sur son territoire aussi bien des grandes fermes, des fermes isolées, des fermes de bourg, des fermes de plateau ou des petites fermes. Les grandes fermes liées à l’agriculture céréalière intensive très caractéristiques ne se trouvent pas vraiment sur le Vexin Français.

Cet ensemble de fermes modèlent le paysage avec une certaine sévérité due à leur aspect extérieur. Les imposants bâtiments, l’entrée parfois monumentale avec une porte charretière, portes piétonnes ou un porche, donnent bien souvent cette impression de sévérité. Impression renforcée par le fait que leu forme quadrilatère est fermée à l’extérieur.
Les fermes peuvent être classées par taille : petite ou grande, en se référant plus à la surface de l’exploitation qu’à la taille des bâtiments bien qu’elle rentre en ligne de compte. Au 18ième et 19ième siècle une grande ferme couvrait 50 arpents environ soit 25 hectares maintenant elle couvre plusieurs centaines d’hectares. La tendance depuis ces dernières années est à l’exploitation de 50 à 250 ha. Les petites fermes sont souvent composées de deux corps de bâtiments parallèles, le premier pour l’habitation et le second pour le stockage. Les grandes fermes quant à elles, étaient formées par de nombreux bâtiments, soit en ordre lâche, c'est-à-dire non collés les uns aux autres, soit en ordre serré formant ainsi une enceinte close. Leur situation géographique dans le Vexin Français suit l’orientation des vallées et elles sont présentes de façon régulière sur l’ensemble du territoire. Les fermes de bourgs structurent l’organisation du village et le parcellaire. Les grosses fermes se positionnent de façon prépondérance soit à l’entrée, soit au cœur du village. Les petites fermes, sont elles, disséminées dans tout le village et structurent un tissu urbain. De nos jours, on peut ne pas les distinguer du fait de leur petite taille et de leur réutilisation en logement. Seul indice pour les retrouver; les portes charretières.
Les fermes de plateaux, souvent de grande taille sont à l’extérieur des villages, au centre des cultures souvent sur des positions privilégiées (lignes de crêtes, terrasse en limite de zone inondable, rupture de pente). Elles s’intègrent parfaitement dans le paysage car les moyens de constructions de l’époque imposaient aux bâtisseurs de composer avec le site. Elles ressemblent souvent à de véritables forteresses avec leur enceinte de murs aveugles. Difficile pour des agresseurs, le vent et le froid de s’y introduire. Les fermes peuvent être définies par leur fonction d’origine. La ferme du château, très fréquente dans le Vexin Français est située en centre du village et est la plus grosse. La ferme du prieuré dépendait d’une institution religieuse. Quelques chiffres !

L’IAURIF a recensé plus de 420 fermes sur le Vexin Français. Il y a au moins une, voire deux ou trois grandes fermes par communes. 4% d’elles sont isolées. 60% des fermes vexinoises sont transformées en habitations. 60 grandes fermes ont encore une activité agricole unique. 120 grandes fermes ont une activité privée en plus.

La forte activité agricole a également engendré la construction de bâtiments qui lui sont liés tels que les moulins (à eau vu le vaste réseau hydraulique du territoire) pour moudre le blé ou même des sucreries pour transformer la betterave en sucre (comme à Us).
Des constructions traditionnelles du Vexin Français ?

On ne peut vraiment parler d’un bâti traditionnel au sens propre, dans le Vexin mais plutôt d’une architecture sobre, économique utilisant des matériaux riches. Il n’y a pas véritablement de normes. On remarque cependant que le bâtisseur a construit avec sa tête et ses bras et que finalement les paysages du Vexin sont fortement marqués par des constructions aux teintes claires bien loin des teintes de la Normandie pourtant si proche. Lors des constructions des fermes mais aussi des villages, les pierres trouvées sur place étaient utilisées en priorité compte tenu de la cherté du transport. Il n’y a donc rien d’étonnant aux vues de la géologie du Vexin Français de retrouver la pierre calcaire comme principal matériaux de construction. Des carrières ont été exploitées sur tout le territoire jusqu’au milieu du 20ième siècle pour la construction. Il en y était extrait ; des pierres froides, des pierres dures et demi-dures, des pierres fermes et demi-fermes, et des pierres tendres et demi-tendres. Les maçons, qui bien souvent étaient des paysans qui tentaient d’augmenter leurs revenus à certaines périodes « creuses » de l’année, connaissaient parfaitement les différentes duretés de la pierre et l’utilisait à divers moments de la construction. Le savoir-faire des artisans locaux s’est transmis de père en fils durant de nombreuses générations. La construction la plus économique et la plus courante était un blocage de pierres très irrégulières liées au « mortier d’hirondelles » (terre ou argile). Les gros moellons étaient utilisés pour consolider le mur en le traversant de part et d’autre. Ce type de construction se retrouve notamment dans les étables ou les bâtiments annexes à la ferme (puits).
L’autre type de construction économique et fréquente est la construction en moellons fragiles qui seront ensuite enduits au mortier plâtre et chaux, (parfois de couleurs), pour les protéger du gel et de l’humidité. Ce type de construction est utilisé pour les bâtiments utilitaires de la ferme (étable, porcherie, grange, etc…) et les maisons paysannes. Nos contemporains étant persuadés que la pierre apparente est un canon d’authenticité en matière d’architecture vexinoise, dévoilent les pierres des murs et les vouant ainsi à une usure destructrice. Certaines constructions ne sont pas enduites sur un pignon car leur propriétaire envisageait une extension à partir de ce pignon. Les maisons d’habitations des fermes étaient quant elles, plus élaborées et utilisaient des constructions de pierres de taille ou en moellons taillés, aux parements lisses et aux arêtes vives. La construction de pierres plates très dures (pierres froides) extraites de Chérence était destinée à la construction de certaines habitations ou certaines fermes.

Les charpentes étaient taillées à l’herminette dans des bois durs, tels que le chêne et le châtaignier parfois dans de l’orme ou le peuplier, trouvés sur place (bois de Méré à Villarceaux). Le charpentier était un artisan spécialisé capable de tirer partie de la forme de l’arbre en fonction des assemblages qu’il avait à réaliser.

Presque toujours à deux versants, d’une pente comprise entre 35° et 50° pour assurer la stabilité des tuiles et une bonne étanchéité, le toit des fermes est souvent couvert de petites tuiles dont deux nuances voisines variant du brun-rouge à l’ocre-rose sont mélangées, sans faire de dessin. Elles étaient fabriquées dans de nombreux villages, tels que Avernes, Aincourt, Wy-dit-Joli-Village, Epiais-Rhus ou encore Valmondois. Le toit de chaume beaucoup plus pentu, considéré comme trop dangereux, en cas d’incendie, a disparu sous Napoléon III. Les propriétaires ont pu alors au moment de la réfection du toit, soit agrandir en largeur le bâtiment, soit élever le mur en hauteur gagnant ainsi de la surface habitable. Certaines maisons d’habitations dans les fermes souhaitant se distinguer par leur architecture ont alors un toit à quatre versants. L’ardoise, la tuile mécanique sont également très présentes, voire parfois la tôle sur des bâtiments utilitaires. Les volumes des bâtiments sont primordiaux. Ils sont toujours plus longs que hauts sauf pour les maisons de vignerons. Les ouvertures sont avec les volumes, un moyen quasi sûr de déterminer la fonction de chaque bâtiment et son âge. Les toutes petites fenêtres indiqueront une période de construction très ancienne. Les fenêtres les plus fréquentes sont plus hautes que larges à 6 ou 8 petits carreaux.
Le patrimoine architectural agricole du Vexin Français Les grandes fermes de plateau ou de bourgs sont formées de plusieurs bâtiments qui forment un carré ou bien un rectangle fermé. Seuls éléments visibles de l’extérieur : des murs aveugles et une porte charretière associée bien souvent à une porte piétonne qui fut appelée une porte cavalière. Pourquoi une telle conception ? En fait au Moyen Age, cette fermeture à l’extérieur permettait de protéger le bétail et les récoltes des voleurs et favorisait une surveillance continue des ouvriers agricoles.
Les petites fermes ont-elles, pratiquement, disparues puisqu’elles sont aujourd’hui réhabilitées en très grande majorité en habitation. La mécanisation de l’agriculture de l’après seconde guerre mondiale n’ayant pas permis à ces fermes de survivre.

Le porche d’entrée peut être inséré dans un bâtiment de la ferme, sous un grenier ou un pigeonnier. Il peut être vouté. Il peut faire partie d’un mur de clôture. S’il a un toit, c’est à double pentes et couvert de petites tuiles plates. On pourra en trouver des fortifiées comme à Genainville. Parfois les bouteroues (pierres destinées à protéger les jambages de la porte des roues des voitures) sont encore visibles.
Le logis, d’une architecture plus riche est sur deux ou trois étages, plus les combles. Son confort y plus présent que dans n’importe quelles maisons paysannes. Les granges où y est entreposées les moissons et battu le grain, sont bien souvent les parties les plus anciennes de la ferme, mais ce sont surtout des bâtiments imposants. L’apparition des silos de l’après seconde guerre ne leur permettra plus d’accueillir que du petit matériel. Son avenir est fortement compris à ce jour car elles ne répondent plus aux besoins des agriculteurs. Les anciennes charreteries et hangars faisaient partie des bâtiments de la ferme avant l’arrivée de la mécanisation de l’après seconde guerre mondiale. La bassesse des toits a poussé les agriculteurs à construire des hangars extérieurs aux fermes et en périphérie des villages pour y entreposer leurs engins imposants. Les anciennes charreteries sont alors abandonnées pour leur fonction initiale, mais réhabilitée très souvent soit en logement soit en parking à voitures. Le grenier à foin dont elle était souvent surmontée n’a plus souvent son utilité également. Les étables et écuries sont attenantes à la ferme pour permettre leur surveillance. De part leur construction économique et leur architecture souvent en partie souterraine, leur réhabilitation suite à la régression de l’élevage est plus rare.
Le colombier est un élément très important dans le patrimoine bâti agricole du Vexin Français. Du Moyen Age, les fermes seigneuriales ont eu le droit de construire un colombier à pied. Droit uniquement réservé aux seigneurs hauts justiciers jusqu’au 16ième siècle qui autorisera les grandes fermes a possédé un tel élément de prestige. La Révolution française abolira définitivement ce droit. Son fonction n’est pas seulement l’élevage de pigeons pour leur chaire mais surtout pour leurs fientes, excellent engrain nommés « colombine ». Il est de différente architecture. Il peut être construit dans un angle formé par les bâtiments soit au dessus du porche d’entrée, on parle pour ce dernier de pigeonnier-porche.

Il peut être aussi un bâtiment à lui seul, on parle alors de pigeonnier à pied. Il est composé de deux étages, lui permettant ainsi d’accueillir sur son étage supérieur les pigeons et sur son étage inférieur des bestiaux (poulailler par exemple) ou une laiterie. La salle basse peut être soit voutée en pierre, soit plafonnée avec des poutres en solives recevant le plancher de l’étage. Une colonne en pierre au centre reprend soit la voûte, soit le plancher, mais dans tous
les cas l’arbre sur pivot qui porte l’échelle servant à visiter les nids de la salle haute. Les boulins (les nids) sont faits de plâtre le plus souvent. Parfois les boulins sont en poteries ou en briques. Deux ou trois lucarnes permettent aux pigeons d’entrer dans le colombier. Lors des semailles, les agriculteurs fermaient les lucarnes pour empêcher la sortie des oiseaux qui détruisaient leur labeur. Une trappe y est installée pour l’évacuation du guano. Leur toit est couvert de petites tuiles plates. Un bandeau était construit sur l’extérieur permettant de faire retrousser chemin aux rongeurs. De forme ronde à toit pointu (comme à Sailly), carré (comme à Genainville) ou quelque fois octogonal (comme à Arthies), les pigeonniers à pieds sont au nombre du 22 sur le territoire (source IAURIF).

Les murs d’enclos délimitant les vergers et les terrains maraichers étaient jadis très importants dans la région. Sans enduit dans le Vexin Français, les murs de pierres calcaires décorent aujourd’hui le passage vexinois. Leur base est faite de grosses pierres, pour aller vers le sommet sur de plus petites pierres. On trouve encore de ci de là, ces murs qui ont tant d’histoire à raconter. Par exemple, celle de propriétaires soucieux de ne pas se faire dérober leur production qui n’hésitaient pas à mettre en place un système d’alarme ingénieux. Une ficelle fixée à la porte de l’enclos et reliée à des revolvers, déclenchait des coups de feu bien bruyants.
Le passage au « lave sabots » est un passage quotidien obligatoire pour les paysans et leurs bêtes après les labours, quand le bourg en est pourvu, sinon c’est la corvée de tonneaux qui libèrera les chevaux et les bœufs. Des mares sont aménagées aux périphéries des villages pour ne pas perturber les allées et venues des villageois. De forme carrée ou rectangulaire, le pédiluve est délimité par trois côtés murés, le dernier est un plan incliné pour faciliter l’accès aux bêtes. Le fond est recouvert de solides pavés pour éviter la boue et faciliter la descente et la montée des troupeaux. Celui de Gandancourt, aujourd’hui asséché, dévoile son fond « cranté ». Les mesures hygiénistes du début 20ième siècle vont inciter la construction d’abreuvoirs afin que l’eau bue par les bêtes ne soit pas chargée de boue et autres. On peut voir par exemple, un magnifique abreuvoir en pierres se construire, en 1904, à Chérence. Leurs abords sont soigneusement pavés pour éviter toute glissade et évitent aussi la boue dans le village. Leur hauteur varie selon leur destination : moutons, bœuf ou chevaux. Certains bâtisseurs de ces abreuvoirs laissent libre cours à leur imagination quant à la forme à donner à ses abreuvoirs, comme à Fontenay-Saint-Père où l’abreuvoir à moutons est en arc de cercle ou à Omerville avec une colonnette centrale en briques. Les moulins sont fortement implantés sur Vexin Français. Bien que ce soit plus un patrimoine économique, sa relation avec le monde agricole ne fait aucun doute. En effet, on trouve des moulins là où il y a des productions de blés. Leur fonction qui consiste à moudre le blé évoluera vers l’industrie dans le courant de la fin du 19ième siècle. Compte tenu de son large réseau de rivières, les moulins présents sur le territoire sont des moulins à eau. On en dénombrera pas moins de 22 rien que sur la Viosne au 17ième siècle, Valmondois lui, en compte 7, au 19ième siècle dont celui de la Naze qui aurait inspiré Jean de la Fontaine dans l’écriture de sa fable « Le meunier, son fils et l’âne ». Si leur invention est antique, leur développement est plutôt moyenâgeux. Le moulin à vent ne fera son apparition qu’au 12ième siècle. La vie des paysans est transformée grâce aux moulins ; leurs bouillies de céréales laissent place à du bon pain. Propriété de grands seigneurs laïcs ou ecclésiastiques, c’est une ressource de revenus réguliers puisque le paysan est obligé d’y apporter son blé et paye donc les banalités. Au lendemain de la Révolution, l’abolition des privilèges et des banalités vont voir naître un nouvel essor dans la construction de moulins. L’arrivée des minoteries de la révolution industrielle va amorcer la fin des moulins bien que nombre d’entre eux vont tenter de s’adapter à l’industrie (en fabriquant des tire-bouchons à Vienne-En-Arthies par exemple).

A roue horizontale pour les plus anciens (plus rare) ou à roue verticale pour les plus récents, le moulin à eau fait encore partie du paysage du Vexin Français. Le moulin de Montalet-Le-Bois a choisi quant à lui d’utiliser une roue « au dessus » desservie par une conduite amenant l’eau sur la partie supérieure de la roue, permettant au moulin de fonctionner avec une faible quantité d’eau, apportée par un aqueduc pentu pour accroître la puissance du courant (Montreuil sur Epte et Seraincourt). Le modèle de moulins le plus fréquent, dans le Vexin Français, est celui qui utilise une roue verticale et « en dessous » laissant la force naturelle du courant faire tourner la roue. Un des plus beaux modèles reste celui de Fourges (27) sur l’Epte, transformé aujourd’hui en restaurant gastronomique. Bien que sur le Vexin Normand, on en admire la majesté sur la rive du Vexin Français. Ces roues qui donnent toute leur beauté aux moulins sont des pièces essentielles à leur fonctionnement. Elles sont construites dans les meilleures essences de bois, telles que le chêne et le châtaignier. La recherche de fiabilité poussera les roues en bois à disparaître au profit des roues en fonte et acier. Le moulin de Courcelles-sur-Viosne inaugure sous le Second Empire, un dispositif entraînant plusieurs meules avec une seule roue.

L’intérieur des moulins est un casse tête de prime abord, de poulies, axes, courroies et engrenages. En fait l’arbre moteur (entraîné par la roue) actionne le rouet (un engrenage relié à la lanterne). Le rouet met en mouvement un axe vertical gouvernant les meules. Après avoir été libéré des impuretés, le grain passe par la trémie de l’auget pour ensuite être moud par les deux meules. La meule inférieure est immobile alors que la seconde est tournante (courante) grâce à l’énergie transmise par la roue. La finesse de la mouture dépend de l’écartement que le meunier accorde entre chaque meule. La taille des meules monolithes peut parfois atteindre 2m de diamètre. Dès le 18ième siècle, les pierres sont formées de plusieurs éléments de dureté différentes assemblés au ciment et cerclés de fer. La mouture tombe dans un coffre en bois rectangulaire, protégé par un rideau en attendant que le meunier sépare le son de la farine à l’aide du blutoir (tamis rotatif et cylindrique). Une fois le tri effectué, les farines sont mises en sac et attendent les ânes pour être livrées.

Pour observer un moulin à vent en parfait état, il faudra sortir du Vexin Français et se rendre tout près, à Sannois (95) où un magnifique exemple est conservé et est visitable. Peu d’exemples, de moulins à vent persistent sur notre territoire qui en comptait déjà peu. Banthelu, Epiais Rhus et Follainville sont des sites où les moulins à vents sont encore présents. Ils sont construits en pierre donc plus résistants en cas d’incendie, celui de Sannois est en bois car plus ancien. Moulins-tour, ils sont constitués d’un corps fixe et d’un toit dont la rotation est assurée par un gouvernail. Deux portes symétriques sont installées pour éviter au meunier ou à ses clients d’être emportés par les ailes. Les « quatre demoiselles vêtues de toiles, qui se poursuivent, se poursuivent et ne s’attrapent jamais » (vision populaire des ailes) ne se poursuivent plus dans nos paysages vexinois. Certains moulins à eau seront sauvés de l’oubli grâce à leur site enchanteur qui va leur permettre de devenir des habitations ou bien des hôtel-restaurants.
La construction des maisons paysannes n’est pas la priorité du paysan jusqu’au 19ième siècle, moment où la population villageoise s’accroit et doit donc construire et restaurer. Les murs jusque là fait de bauges (mélange de paille et de terre grasse) laisseront place à la pierre. Pour éclairer l’intérieur, l’œil de bœuf ou l’étroite petite fenêtre à 4 carreaux, vont s’agrandir grâce à la solidité des maisons de pierres qui peuvent ainsi accueillir des ouvertures plus grandes. La fenêtre principale est creusée d’une rigole centrale pour permettre l’évacuation de l’eau de l’évier. La maison s’élève d’un étage, grâce à la disparition des toits de chaumes qui nécessitaient des maisons basses et étroites pour que l’eau s’écoule du toit pentu. « Vers 1830, sur 17300 maisons on ne comptait plus que 6000 toitures de chaume dans l’arrondissement de Mantes ; le reste est couvert un peu en ardoises et beaucoup en tuiles qu’on fabrique dans la région » (source « La vie rurale dans le Mantois et le Vexin au 19ième siècle » - Eugène Bougeâtre et Marcel Lachiver). Les dalles ou pavées de petits carreaux hexagonaux couvrent la terre battue au sol de la pièce principale, assurant ainsi une hygiène plus correcte. Dès 1860-1865, une seconde pièce servant de chambre à coucher s’ajoute à la première chambre au rez-de-chaussée. Le grenier à foin, rehaussé lors de la mise en place du toit de tuiles devient alors une chambre souvent desservie par un escalier extérieur couvert de tuiles. Les lieux d’aisances font leur apparition même s’ils restent relativement rudimentaires avec leur cloison en planches ou en paille. Le fumier de l’étable et de l’écurie jusque là, qui occupait un angle obscur dans la cour, est mis dans une fosse pour une meilleure hygiène. Le fournil pour cuire le pain ou « couler » (technique qui consiste à « décrasser » le linge avant le passage au lavoir) est en place autour de la cour intérieure des fermes. Le paysan trouve dans l’évolution de son habitat au 19ième siècle, un moyen d’être en meilleure santé dans cette maison plus éclairée, plus aérée et plus hygiénique. Cependant le couchage à la paille pour le vacher dans l’étable, le charretier dans l’écurie, le berger avec les moutons persistera encore longtemps pour les employés à demeure. Outre sa maison, « le paysan dispose d’une cave ou d’un cellier pour sa boisson, ses salaisons, ses pommes de terres et ses légumes d’hiver » » (source « La vie rurale dans le Mantois et le Vexin au 19ième siècle » - Eugène Bougeâtre et Marcel Lachiver). On peut aujourd’hui admirer certaines de ces caves dans nos villages.

Un autre type d’habitation très originale mais très sommaire est présent sur une partie du Vexin Français, il s’agit des maisons troglodytes, les « boves ». Présentes à Chars mais surtout entre Vétheuil et Bennecourt. Les plus remarquables sont sans doute celles de Haute-Isle. Une église, construite sous les ordres de Nicolas Dongois, seigneur d’Hautile (orthographe de l’époque) et neveu de Boileau, pour éviter au villageois de passer par un chemin escarpé et étroit pour aller enterrer leurs morts (à Chérence) transportés à bras d’hommes, est encore visible (voir photo ci-contre). Le village primitif s’étage sur 70m de hauteur et 5 étages de salles dans la falaise crayeuse. Des traces mérovingiennes y ont été trouvées. Organisé comme le serait n’importe quel village, ce village troglodyte avec sa chapelle, son colombier, son poste de garde avec une vue imprenable sur le donjon de la Roche Guyon, a abrité des paysans et leur bétail, jusqu’au 19ième siècle. Il était dangereux de vivre dans les boves, de nombreux accidents, notamment lors des travaux d’agrandissements ont trouvé la mort. Les conditions de vie y étaient très dures par leur manque de confort et d’hygiène. Aujourd’hui, certaines sont à l’abandon, d’autres sont utilisée comme garage. Un artiste peintre-sculpteur et coiffeur a réhabilité l’une d’elle en atelier d’artiste -salon de coiffure-habitation à la Roche Guyon.
Quel sort est réservé à ce patrimoine bâti agricole du Vexin Français? Au 20ième siècle, le monde agricole a été fortement transformé. Ce qui implique une répercussion directe sur les bâtiments agricoles. La révolution agricole après la seconde guerre mondiale avec la mise en place de la PAC (Politique Agricole Commune) est un tournant majeur dans l’évolution, jusque là plutôt lente, de l’agriculture. Le peuple a faim après cette guerre dévastatrice. Il faut le nourrir mais un problème se pose, la France a besoin de se reconstruire aussi ; hors un actif sur quatre est occupé par l’agriculture. La mécanisation de l’agriculture est donc la solution évidente. Les progrès de l’Armée en matière de mécanisation vont être mis à profit de l’agriculture et le plan Marshall finance la généralisation des tracteurs, qui ne cohabiteront que peu de temps avec le cheval ou le bœuf. L’intensification de l’élevage pour la viande et le lait est également une solution apportée. Le remembrement des années 50 agrandit les parcelles cultivées et favorise ainsi la multiplication des machines agricoles, augmentant ainsi le rendement. Les agriculteurs des grandes fermes améliorent ainsi leur niveau de vie alors que les petites fermes ne pouvant s’adapter, stoppe leur activité. Durant les années 60-70, les agriculteurs tentent d’adapter les bâtiments à leur nouveau mode d’exploitation. A la fin des années 70, l’élevage se raréfie dans le Vexin Français, car jugé pas assez rentable. Les bâtiments utilisés pour l’élevage sont donc inutiles. Ils sont transformés alors en ateliers ou en lieux de stockage du matériel qui devenu plus volumineux provoquera l’agrandissement des ouvertures. Ce sont les années fastes pour les agriculteurs qui en profitent pour entamer les travaux nécessaires à leur habitat vieillissant. Malheureusement, le choix des matériaux n’est pas toujours respectueux de l’harmonie paysagère du Vexin Français. On voit donc apparaître bétons et crépis. Dans les années 80-90, le matériel est devenu tellement gigantesque que les anciens bâtiments ne peuvent plus les accueillir ne devenant ainsi que des lieux de stockage. La grande culture (céréales, betteraves, oléagineux…) n’est pas adaptée aux bâtiments existants. Des hangars sont construits hors des villages, plus proches des cultures. On construit de gros silos collectifs pour les récoltes. Il existe maintenant un décalage entre les besoins des exploitants agricoles et son bâti. Les exploitants agricoles sont de moins nombreux et de plus en plus vieillissants. Le patrimoine bâti agricole est aujourd’hui en danger. En 1979, la direction départementale de l’Agriculture du Val d’Oise fait paraître une étude concernant les bâtiments agricoles de son territoire. Cette enquête révèle entre autre que l’état des bâtiments agricoles est préoccupant. En effet, « 40% sont en bon état, 38% ont un état moyen, 18% sont en mauvais état et 4% des agriculteurs interrogés ne donnent pas d’appréciation. » (source « Les fermes du Vexin et leur avenir » de Karine Tourret ). Le programme « Opération Programmée d’Amélioration de l’Habitat » (OPAH) à volet énergie lancé par le PNR, pour une durée de 3 ans a permis d’accompagner les propriétaires et les communes afin d’obtenir des aides pour restaurer de nombreux types de bâtiments. La seconde charte du PNR du Vexin Français (2007-2019) prévoit dans ses axes de « maîtriser l’espace et conforter ses patrimoines. Le Parc encourage les maîtres d’ouvrage publics et privés qui veulent engager une démarche globale et expérimentale autour de trois grands objectifs : > préserver un patrimoine rural par sa reconversion en logement locatif en respectant le bâti traditionnel ; > retrouver une démarche bioclimatique économe et durable par l’utilisation de matières premières locales ; > recourir à des énergies renouvelables et à des technologies nouvelles de maîtrise de l’énergie.» (source « L’essentiel de la Charte » du PNRVEXIN FRANÇAIS)
Il est donc clair que le devenir des fermes du Vexin Français est un problème préoccupant pour tous. La perte d’un tel patrimoine serait pour le Vexin Français une perte de son identité. La première solution est parfois d’envisager d’adapter le bâti ancien aux exigences modernes des exploitants avec des travaux de mise en conformité avec les attentes. La difficulté technique conjuguée au respect des caractéristiques des bâtiments peut en décourage plus d’un. Diversifier l’activité professionnelle peut se montrer alors une solution intéressante pour les agriculteurs avec, par exemple, la transformation des produits de la ferme (ferme du Lapin Compote) ou la vente directe qui pourra alors être mise en place à moindre frais dans un bâtiment inoccupé. Si cette adaptation n’est pas possible, une modification de la fonction des bâtiments peut se faire. Des logements peuvent être envisagés dans les bourgs ou à leur proximité. Le Vexin Français voit sa population en augmentation constante, et serait donc là un moyen de résoudre un second problème ; celui de la crise du logement. La proximité de Paris, le besoin d’une vie plus saine et le prix de l’immobilier intra-urbain est favorable à voir de nouveaux habitants arrivés dans les campagnes vexinoises et devenir ainsi des périurbains. En dehors des bourgs, une activité provoquant des nuisances sonores est alors une autre solution telle que les locations de salle pour banquets et autres (La ferme de Brunel). D’autres formes d’adaptation sont possibles, avec notamment la mise en place d’une activité économique telle qu’une brocante (Longuesse), dépôt de caravanes (Epiais-Rhus). La création de gîtes est une solution souvent adopté par les propriétaires qui en profitent souvent pour faire également de la vente directe de produits de la ferme. Le manque d’hébergement touristique dans le Vexin Français est un souci que reconnait aisément le PNR et pour lequel, un certain nombre d’actions sont mises en places incitant les propriétaires de fermes à créer des structures d’accueil touristique. Transformer une ferme en « ferme pédagogique » est le choix que font certains exploitants (La ferme de Vaulézard à Vienne en Arthies). Il est important que toutes ces transformations ne nuisent pas à l’authenticité des bâtiments. Pour ce faire, l’alliance entre modernité et respect des volumes et des matériaux traditionnels, doit se faire dans de bonnes conditions. Evitons le béton qui se trouve être un matériau non compatible techniquement avec la pierre et le bois.
Les paysans d’autrefois étaient les bâtisseurs d’hier. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Il est donc primordial d’accompagner au mieux ces exploitants dans leurs démarches. Si l’agriculture est un élément déterminant dans le paysage du Vexin Français, il est pour autant la responsabilité de tous de préserver ces paysages collectivement. « Associer la profession agricole à l’élaboration du PLU » est un ingrédient nécessaire pour que les choses avancent. Pour cela, l’étude de la charte paysagère réalisée par le Parc sur chacune des communes du Parc, en amont de l’élaboration du Plan Local d’Urbanisme (anciennement le POS), document d’urbanisme définissant la planification d’urbanisme des communes ou des communautés de communes, donne lieu à, au moins, une réunion avec la profession agricole. Afin de trouver un juste équilibre entre les intérêts privés et le projet collectif, le PNR, l’Etat et la Chambre d’Agriculture vont aider les communes à établir un diagnostic pertinent. Pour établir ce diagnostic, chaque corps de ferme sera étudié selon sa situation géographique, son histoire, son architecture et son impact sur le paysage. Ce diagnostic servira de base pour envisager sa restauration. Au moment de la demande de restauration, un architecte spécialisé dans la réhabilitation de bâtiment d’intérêt patrimonial fera une étude de faisabilité incluant un bilan énergétique global. Cueillette des pommes aux vergers d'Osny à Génicourt
Les outils mis en place pour préserver les paysages du Vexin Français sont nombreux. Les orientations d’aménagement dans le PLU permettent d’exprimer au plus juste les souhaits et intentions des communes. Elles s’appliquent à toutes les zones (naturelle, agricole, urbaine ou à urbaniser). Les principes d’aménagement qui y figurent prévoient de préserver les qualités de l’architecture et des paysages des corps de fermes. Les autorisations d’urbanisme doivent être conformes aux orientations d’aménagement dans le PLU. Sous forme de schéma d’aménagement, elles peuvent prévoir, par exemple, de mettre en valeur le paysage, les entrées de villes ou le patrimoine. La protection des éléments du patrimoine bâti et des paysages est un outil également mis à la disposition des communes qui peuvent ainsi protéger le patrimoine vernaculaire bâti (calvaire, lavoir, mur…) et non bâti (arbre isolé, verger, mare…). Son champ d’action qui prévoyait jusqu’à présent la protection des ensembles bâtis, des terrains cultivés en zone urbaine et des voies de circulation menacées, s’est donc élargi. La zone agricole (zone A) est un régime strict et surveillé, seules les constructions ou installations nécessaires aux services publics et à l'exploitation agricole y sont autorisées. La possibilité pour le législateur de désigner individuellement les bâtiments qui présentent un intérêt architectural ou patrimonial exceptionnel permet de les affecter à un usage autre qu’agricole. L’intégrité et la vocation agricole de la zone est alors maintenue. Les documents d’urbanisme peuvent s’adapter en fonction des abandons des bâtiments. La zone urbaine (zone U) sont «les secteurs déjà urbanisés et les secteurs où les équipements publics existants ou en cours de réalisation ont une capacité suffisante pour desservir les constructions à implanter. Nombreux propriétaires de fermes se trouvent en zone urbaine et sont sollicités par les promoteurs qui voient là un intérêt financier. C’est pourquoi, le choix peut être fait de placer ces fermes en zone urbaine spécifique qui une fois associée à une orientation d’aménagement et à la protection des éléments du patrimoine bâti et des paysages, permet de protéger les bâtiments. Les normes de stationnement impliquent que les constructeurs de logements doivent prévoir la construction des emplacements pour les véhicules. Les orientations d’aménagements leur interdisent de dénaturer les cours de fermes avec des places de stationnement, ils sont tenus donc de trouver un autre emplacement conforme aux règles d’urbanisme. Le plan de masse permet de préserver les caractéristiques d’un site, d’une ou d’une silhouette bâtie, en privilégiant les formes et les fonctionnalités des bâtiments. Reportées sur le plan de zonage, elles peuvent être mises aux côtes. L’emplacement réservé pour créer des logements sociaux permet aux communes d’acquérir des corps de fermes pour y implanter des logements sociaux, encore faut il pour cela, qu’elles en aient les moyens financiers. Le PLU peut donc permettre d’éviter certaines dérives mais ne peut obliger quiconque d’utiliser un matériau plus adapté aux bâtiments mais pas nécessairement au porte monnaie. Il ne garanti pas la qualité architecturale ni les compétences des maitres d’ouvrages. Un grand nombre de communes se croit à l’abri ou ne souhaite pas s’immiscer dans des affaires qu’elles jugent privées et se voit bien souvent face à des catastrophes pour le paysage du Vexin Français. Le rôle des communes est primordial dans un tel fonctionnement d’urbanisme, elles sont en première ligne pour apprécier le bien fondé de l’avis d’un architecte ou pour en dénoncer les non fondés. Elles doivent coordonner et mettre en relation les différents acteurs avec le porteur de projets.
Ne laissons pas mourir un demi-millénaire d’histoire. « Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux » (Marcel Proust) Personne ne peut rester insensible aux paysages du Vexin Français façonnés par une agriculture importante sur le territoire. L’empreinte agricole y est fortement marquée. Cependant si ces paysages ne sont pas compris, leur avenir est voué à les voir se métamorphoser de façon irrémédiable. Le rôle de chacun est de prendre conscience que nous avons devant nous, notre Histoire et mais aussi, nos histoires. Il nous faut comprendre ce territoire pour pouvoir l’apprécier et en respecter son authenticité. Préserver ses corps de fermes, préservera le Vexin Français. Pour que chacun est envie d’y vivre ou d’y venir s’y promener, il nous incombe de conserver et entretenir le patrimoine bâti agricole. Les actions mises en place par les différents acteurs, dont fait parti le PNR, portent leur fruit. Il faut persévérer pour que les acteurs de ce parc prennent conscience de la chance de vivre dans un tel endroit à moins d’une heure de la capitale. C’est évidemment un travail de longue haleine. Le classement ou l’inscription au Monument Historique plus fréquent de bâtiments faciliterait peut-être la sauvegarde de ce patrimoine bâti agricole. Paysage d'Ennery
Bibliographie Les fermes du Vexin et leur avenir - Karine Tourret – éd. Société Historique et archéologique de Pontoise du Val d’Oise et du Vexin Trésors de patrimoine rural d’Ile de France – Christophe Lefébure – éd. Parigramme La vie rurale dans le Mantois et le Vexin au XIXe siècle – Eugène Bougeâtre – Marcel Lachiver – Ed. Valhermeil Maisons rurales du Vexin Français – Mireille Samson – Ed. Valhermeil Mémoire de l’eau… La roue et la meule – Nicole Le Roy – Didier Collet – Conseil Général du Val d’Oise Revues, périodiques, Bulletins Bilan d’actions 1995-2005 du PNRVF Vivre en Val d’Oise n°97 Vivre en Val d’Oise n°107 Sites internet
http://www.didiermasse.com/vexin.htm
http://www.pnr-vexin-francais.fr/
http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=paysage
http://pagesperso-orange.fr/moulindelamousquere/pages/blutoir.htm
http://www.moulins-a-vent.net/le_moulin_tour.htm
http://moulin.mouleyrette.free.fr/MECA.HTM
http://fr.topic-topos.com/patrimoine-rural-et-agricole,ile-de-france Je vous conseille cette randonnée romanesque à travers les communes du Val d’Oise : Le ventre chaud du poisson vert – Philippe Cerchiari – Ed. Valhermeil Remerciements A Gil Melin qui m’a appris à voir avec mes yeux, observer avec mon esprit et contempler avec mon âme. A mes camarades de « classes » et à nos moments d’amitié. A Jean Luc Briot pour m’avoir proposé cette formation A mon ami Didier Massé qui m’a permis d’utiliser son art photographique. A ma famille et mes amis pour leur soutien.